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Les jouets complets et en bon état se donnent à Emmaüs, au Secours populaire, à la Croix-Rouge, aux ressourceries ou à des ateliers de reconditionnement spécialisés comme Rejoué ; les autres se déposent dans les bacs « jouets » des déchetteries : depuis 2022, une filière officielle financée par les fabricants (l’éco-organisme Ecomaison) organise la collecte, le réemploi et le recyclage des jouets. Autrement dit : plus aucun jouet n’a de raison de finir à la poubelle.

Où donner selon ce que vous avez

Vos jouets La bonne destination
Complets, propres, en bon état Emmaüs, Secours populaire, Croix-Rouge, ressourceries et recycleries locales
Jouets de qualité pour la petite enfance Ateliers de reconditionnement type Rejoué, qui nettoient et revendent à prix solidaires
Jeux de société complets Ludothèques municipales et associatives (appelez avant : elles trient)
Incomplets, abîmés, cassés Bac « jouets » de la déchetterie ou d’un point de collecte Ecomaison — pas la poubelle
Jouets électroniques en panne Bac appareils électriques (DEEE) de la déchetterie ou d’un magasin

Chaque automne, une « Grande collecte solidaire des jouets » nationale (opération Laisse parler ton cœur, portée par Ecomaison et ses associations partenaires) ouvre des milliers de points de dépôt temporaires en France, en déchetterie, en magasin et parfois à l’école : c’est le moment le plus simple pour vider les coffres avant Noël.

Ce qui se donne — et ce qui ne se donne pas

Une règle simple : ne donnez que ce que vous accepteriez de recevoir. Concrètement :

  • oui aux jouets complets, propres, fonctionnels, avec leurs pièces (un puzzle auquel il manque trois pièces n’est pas un don, c’est un déchet transféré) ;
  • oui aux jeux à mettre en sachet ou boîte fermée avec leurs accessoires et, si possible, la règle du jeu ;
  • non aux jouets cassés, tachés ou rappelés pour défaut de sécurité (une recherche sur rappel.conso.gouv.fr prend deux minutes) ;
  • non, en général, aux peluches très usées : beaucoup d’associations les refusent pour des raisons d’hygiène ; propres et en bon état, elles passent en machine avant le don.

L’impliquer plutôt que faire disparaître

Le tri des jouets passe beaucoup mieux quand l’enfant participe : choisir lui-même ce qu’il donne « à un enfant qui n’en a pas », déposer le carton avec vous, c’est une étape qui donne du sens et évite les drames du jouet disparu. Un bon rythme : un tri avant chaque anniversaire et avant Noël, quand l’arrivage est imminent.

Peut-on donner des jouets à un hôpital ?

Rarement en direct : pour des raisons d’hygiène, la plupart des services n’acceptent que des jouets neufs, via des associations partenaires. Renseignez-vous auprès de l’association de l’hôpital concerné plutôt que de vous déplacer avec un carton.

Vaut-il mieux vendre ou donner ?

Les jouets récents et cotés (grandes marques, boîtes complètes) se revendent bien en vide-grenier ou entre particuliers ; pour le reste, le don est souvent plus rapide que trois semaines d’annonces pour quelques euros.

Que deviennent les jouets déposés en déchetterie ?

Dans les bacs dédiés de la filière, ils sont triés : ce qui est réemployable part vers les associations, le reste est démantelé et recyclé par matière. C’est tout l’objet de la filière créée par la loi anti-gaspillage.

Les associations prennent-elles les gros jouets (porteurs, cuisines, toboggans) ?

Souvent oui s’ils sont propres et complets, mais appelez avant : le stockage est leur contrainte n° 1. À défaut, le bac déchetterie ou le don direct entre voisins fonctionnent très bien.

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Ruth Duvernois
À propos de l’auteur :
Rédactrice en chef · Éveil & Apprentissage
L'éveil et les apprentissages des jeunes enfants sont au cœur de mon travail depuis une dizaine d'années, entre lectures spécialisées et terrain. J'écris sur les activités créatives et éducatives à proposer selon l'âge, le développement du langage, la motricité et tout ce qui aide un enfant à grandir en confiance. J'aime traduire des notions de pédagogie en idées simples, réalisables à la maison avec peu de matériel. Avant de partager une activité ou un repère de développement, je m'appuie sur des sources sérieuses et je rappelle que chaque enfant avance à son rythme : il n'y a pas de norme rigide. Je me tiens à distance des injonctions culpabilisantes faites aux parents. Mon angle : encourager, outiller et rassurer, en montrant que l'apprentissage passe d'abord par le jeu et la relation. Je veux des contenus utiles aux familles comme aux professionnels de la petite enfance. Retrouvez Ruth Duvernois sur ruthduvernois.fr

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